octobre 23

Crise de basse intensité au Parti socialiste

Que se passe-t-il au Parti socialiste ? A en croire les médias, le temps de la crise serait venu, avec son lot de tempêtes et d’éclairs. Fort bien. Les faits semblent donner raison à ces observateurs qui vont tous dans le même sens. En ce début de semaine, en deux temps, Benoît Hamon a flingué la politique du gouvernement – qui « menace la république » – et posé le cap d’une « alternative sociale » à Manuel Valls ; lequel a proposé de dissoudre le PS dans une « fédération des progressistes » ; Martine Aubry, quelques jours plus tôt, a rappelé qu’elle existe ; 39 députés frondeurs, sept de plus que lors du précédent vote, se sont abstenus de voter le volet recettes du projet de loi de finances 2015.

Benoit Hamon et Manuel Valls ne sont plus sur la même heure

Ca fait beaucoup pour un seul parti. Tellement que, parmi les rangs des silencieux, fussent-ils proches des gauches du PS, on commence à en avoir plein la carte des coups d’éclat des uns et des autres. « Il y a beaucoup de camarades qui ne sont pas d’accord avec le gouvernement mais qui trouvent ce genre de sortie médiatique (celle de Hamon – NDLR) trop surfaites et bordélisantes », me glisse par sms un proche des « frondeurs », qui préfère mettre en avant « le travail constructif de Vive la gauche ! ». Un ressenti qui rejoint le propos assassin de Julien Dray, réputé proche des « frondeurs » : « La course à l’échalote pour retrouver sa place à la gauche du PS devient parfois ridicule…Certains auraient dû réfléchir avant de devenir ministre… » Celui qui est désormais replié dans un rôle d’observateur critique, mode « vieux sage », rappelle, entre les lignes, que c’est Benoît Hamon qui, avec Montebourg, a grandement contribué à faire de Manuel Valls le Premier ministre qu’il est.

Vieux sage encore, Jean Glavany, réputé proche de Martine Aubry, commente le « retour » de la maire de Lille : « Je garde mon estime, mon respect, mon amitié à Martine. Mais, comme beaucoup, je ne comprends pas bien le moment choisi par elle : trop tard, me semble-t-il, pour réorienter la politique du gouvernement, trop tôt pour « prendre date »… » Prendre date, l’enjeu de ces saillies est posé sur la table. Enfin !

LE PS cette famille décomposée

Pour comprendre les enjeux de la double sortie de Benoît Hamon, il faut avoir en tête le congrès du PS et les inconnues qui entourent la date de sa tenue aussi bien que son contenu. Les gauches du PS réclament un congrès de « clarification » sur la ligne politique. Pour Regards, Guillaume Balas, secrétaire général d’Un monde d’avance (le courant de Benoît Hamon), décrypte : « Nous arrivons au moment de vérité. Il faut que le PS réfléchisse sur sa nature profonde lorsqu’il exerce le pouvoir : sommes-nous un parti réformiste, qui transforme le réel, ou un parti aux valeurs républicaines qui est capable de mener des politiques libérales indépendamment du mandat qui lui a été confié par les électeurs ? C’est cette question qu’il faut trancher. » Pour éviter le piège d’un congrès de désignation du candidat à la présidentielle, Emmanuel Maurel, chef du courant Maintenant la gauche, réclame, lui aussi, que ce congrès se tienne le plus tôt possible.

Mais Benoît Hamon a aussi ses ambitions et les moyens, pense-t-il d’icelles. S’il prend date, c’est aussi pour prendre le parti, étape essentielle, à l’aune des précédents Jospin et Hollande, vers d’autres possibles. Ni sa tribune dans le Monde ni sa très médiatisée sortie sur le « désastre démocratique » ne semblent être l’expression collective d’Un monde d’avance. Si Guillaume Balas assure très bien le service après-vente de son chef, d’autres cadres laissent entendre que « l’expression de Benoît est une expression individuelle ». Et les députés UMA ne se sont guère empressés de répondre aux sms qu’ils sont reçus sur ce sujet.

Proposition de nouveau logo pour le PS

Du côté de la direction du PS, l’urgence est de reculer l’échéance du congrès. Le lieutenant de Valls, le sénateur-maire Luc Carvounas, ne cache pas sa préférence pour janvier 2016 ; ce qui permettrait d’enterrer les débats sur la ligne politique du gouvernement. Et laisserait les mains libres à son premier ministre de chef, lequel prend date pour la suite. C’est dans ce sens qu’il faut lire sa très rocardienne charge contre la « gauche passéiste » et son offre d’une « fédération des progressistes » qui pourrait agglomérer, dans un scénario à l’italienne, les centristes, les sociaux-libéraux du PS et, pourquoi pas, les amis de Jean-Luc Benhamias comme ceux de Robert Hue. Manuel Valls, formé à l’école de la communication politique des années 80, option Bernard Tapie, ne cache pas ses ambitions présidentielles. Mais ses sorties à répétition commencent à lasser, même du côté de l’Elysée où on passe désormais son temps à reprendre la barre que le locataire du Matignon s’échine à placer trop à droite.

C’est pourquoi les proches de Hollande sortent du bois à leur tour. Et tirent à boulets rouges sur Benoît Hamon après avoir assommé Gérard Filoche, coupable d’une rhétorique trop « lutte de classes » autour de la mort du patron de Total. Dans ce rôle, l’ancien directeur de cabinet de François Hollande à Solférino, Stéphane Le Foll, est tout désigné. Il a dégainé sur une chaîne d’infotainment : « Qu’il (Benoît Hamon) soit cohérent ! S’il dit que c’est un problème démocratique qui en train de se poser, franchement, il a été deux ans et demi au gouvernement ! Il va trop loin. Il y a une limite qui a été franchie. » Le porte-parole du gouvernement surfe sur la vague du désarroi des militants PS qui ne savent plus sur quel pied danser, coincés entre leur désir de voir « leur » président réussir et le sentiment diffus que la méthode n’est pas la bonne.

un espoir pour les militants du PS

De fait, il y a crise au Parti socialiste mais pas forcément celle que l’on croit. Si elle existe, c’est surtout parce que ce parti a perdu l’habitude de débattre avec lui-même, encore plus quand il est dans l’exercice du pouvoir. C’est là où Martine Aubry a tapé juste. Dans son interview au JDD.fr, la maire de Lille cogne, en rassemblant : « À gauche, nous aimons le débat, mais lorsque nous sommes au pouvoir, on l’oublie. Le débat n’est pas synonyme de fragilité, mais de vitalité. Le temps qu’on y consacre sera du temps gagné sur l’avenir. Les états généraux lancés par le Parti socialiste nous en offrent une occasion salutaire. » Dans certaines sections, comme celle de Bruno Le Roux, les désaccords se règlent désormais à coups de poing. Du coup, la confrontation se fait par voie de presse. Et la direction du PS, en lien avec l’Elysée, s’efforce d’éteindre ces débats publics. Ce jeudi 23 octobre, Jean-Christophe Cambadélis a convoqué, en urgence, une conférence de presse pour délivrer un seul message : « Vos gueules ! ».

Après avoir dramatisé la situation du monde avec le terrorisme, le Front National, et « l’urgence écologique », Cambadélis a appelé au « sang-froid » : « Aucune divergence au monde ne doit donner lieu au triste spectacle de la surenchère, de la division, du positionnement (…) Les dirigeants doivent maîtriser leur expression ». Il a, bien évidemment, conclu par l’injonction désormais rituelle : « Agissons ensemble pour la réussite de la fin de ce quinquennat, a-t-il conclu à l’intention de ses camarades. L’unité doit triompher, le PS doit l’emporter ». Signe des temps, son allocution finie, il a tourné immédiatement les talons, laissant les journalistes à leurs questions sans réponse.

je vous demande de vous arrêter

Ceci relativise beaucoup les enjeux d’une crise de basse intensité. Il faudrait, pour qu’elle aille jusqu’au bout, que le délicat équilibre bâti au sortir du référendum sur le Traité constitutionnel européen en 2005 soit remis en cause. Pour l’heure, nul n’y a intérêt. Sauf peut être Manuel Valls qui en était absent.

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Bonus vidéo : Sublime « Wrong Way »

octobre 21

La culture populaire, grand impensé de la gauche radicale

En novembre 2013, j’écrivais, pour le défunt site Médiavox.fr un édito intitulé « Foot : quand la gauche radicale perd le peuple ». Alors que, ce soir se joue un nouveau match qui devrait cartonner à l’audimat, j’ai envie de filer un peu sur le sujet. Il y a un an, j’introduisais ainsi mon propos :

« Treize millions de téléspectateurs mardi soir pour regarder l’équipe de France de football jouer son va-tout devant l’Ukraine. Le défi a été relevé et la France ira finalement au Brésil jouer les phases finales de la Coupe du monde de football. Pendant ce temps-là, dans le microcosme de la gauche radicale, il est de bon ton de s’empoigner sur le foot business. Du côté des intellos auto-proclamés et des sectaires de tout poil, il convient de se gausser de cette populace juste bonne à s’avachir sur un sofa pour s’abrutir d’un ballet de 22 types courant après un ballon. Tout y passe : des dérives financières avérées de ce sport jusqu’au côté « religion moderne » bonne à laver le cerveau des classes populaires. Lesquelles feraient bien mieux de se soulever face à la misère et aux salaires forcément indécents des stars du ballon rond. »

pop is art

Je pointais le décalage violent que constituent, pour les militants que nous sommes, la confrontation entre 13 millions de personnes regardant un match de l’équipe de France et l’incapacité des organisations de gauche – des syndicats aux partis –à mettre un million de manifestants dans la rue contre la réforme des retraites la plus inique qui soit.

Depuis, ma réflexion sur le sujet s’est élargie. Il n’en va pas que du foot mais, plus globalement, de la culture populaire comme nouvel impensé de ma gauche. Du street art, auquel on préférera toujours l’art contemporain, à la musique pop, vite qualifiée de « commerciale » pour la déconsidérer, en passant par le roman populiste (rien que le nom…), il y a une sorte de mépris de classe pour ce populo qui ne veut pas se plier à l’élitisme Télérama-Inrockuptibles. J’ai eu l’occasion d’écrire sur ce sujet, déjà, quand nombre de mes camarades s’étaient emportés de colère lorsque Mélenchon était passé dans l’émission de Cyril Hanouna.

liverppol red army

L’impensé de la culture populaire est profondément inscrit dans les gènes de la gauche radicale, qui l’empêche de saisir qu’il y a du politique, et pas qu’un peu, dans les textes de Beyoncé Knowles comme il y en avait dans ceux de James Brown à l’époque. Il y a eu longtemps ce dédain pour Johnny Halliday, au motif que « 50 millions de fans d’Elvis Presley peuvent avoir tort ». Je n’aime pas Halliday mais pas en raison de son caractère commercial, juste parce que je trouve sa musique mauvaise. Il y a aujourd’hui cet air affecté quand on parle de Stromae….

Le fait est que, pendant des années, le parti qui a donné le « la » à la conception de ce que doit être la culture de gauche radicale, le Parti communiste, a opté pour l’accès de tous et de toutes à la culture avec un grand C. Dans ses écoles de formation, Fernand Léger, Picasso ou Aragon venaient faire des conférences. De là à penser que cette culture de l’élite, rendue au peuple, devait devenir la seule culture valable pour le peuple émancipé, il n’y a qu’un pas. Qui a été franchi allègrement, par le PCF et les autres chapelles de la gauche radicale, des trotskos aux maos.

Ceci est une oeuvre d'art

Il en ressort une forme de « gauchisme culturel », qui ne parle qu’à ceux qui ont les moyens d’y accéder, selon l’expression du sociologue Thierry Blin. Il contribue encore à approfondir le fossé entre les classes populaires et le maigre public d’urbains, diplômés, travailleurs du service public qui forme les gros bataillons de la petite gauche radicale. Une gauche radicale qui s’est tellement éloignée du peuple qu’elle en parle sous le vocable tellement anonyme de distinction « les gens ».

En effet, les différents microcosmes de la gauche se voulant radicale perpétuent cette approche biaisée. Et cela génère un vrai problème politique à la fin. Personne, parmi nos bonnes âmes qui ont fait le choix du militantisme comme d’autres optent pour la soutane, ne se pose la question : pourquoi n’arrivons-nous pas à mobiliser les victimes de ces réformes à venir ? La plupart issus des classes moyennes supérieures conscientisées, ils éprouvent une incapacité à comprendre pourquoi les « prolos » ne suivent pas la voix qu’ils empruntent, eux, au risque de se déclasser. Se répandre sur le foot et la culture populaire, forcément commerciale, qui « lobotomisent les masses », ce qui est aussi puéril que de vouloir casser le thermomètre quand on a la fièvre, permet d’éviter cette remise en cause. Tout comme s’en prendre aux journalistes qui laveraient le cerveau de nos pauvres concitoyens.

Guy Debord

Certes, la réflexion de base est saine. Elle mêle les réflexions de Gramsci et de Pasolini. Et repart du vieil adage révolutionnaire en matière de création culturelle : «Toute licence en art». Ce dernier est posé comme l’antidote à la normalisation, à l’uniformisation et à l’hégémonie d’une conception hédoniste et consumériste de la vie humaine. Mais il ne faut pas, pour autant, repousser les formes populaires d’expression culturelle, même lorsqu’elles donnent l’apparence du formatage commercial. Il faut toujours garder en mémoire que nos concitoyens, nos semblables, les ouvriers et les employés sont intelligents et savent aujourd’hui encore mieux qu’hier décrypter ce qui leur est proposé en matière de spectacle, que ce spectacle relève de l’information, de la culture ou du sport. Et que la culture populaire recèle, en elle même, les ressorts de sa propre subversion.

Reste, finalement, la question qui fâche. Qu’est-ce qui mobilise : l’absence du football et de musique pop ou l’existence d’une perspective crédible ? Poser la question, c’est déjà y répondre. Inutile de revenir, en la matière, sur la responsabilité du Front de gauche dans la période politique qui devrait préoccuper chacune et chacun. Il vaut mieux vomir sur le nouvel « opium du peuple » que représente l’équipe de France ou Britney Spears.

Dépassement de l'art

Ce faisant, chacun oublie – bien vite – le caractère structurant pour la classe ouvrière du football et du rock n roll. En Grande-Bretagne, ils constituent même un des trois piliers de l’identité prolétaire, avec le pub et le syndicat. Cela n’a jamais empêché les mineurs de se battre jusqu’au bout pour sauver l’industrie charbonnière britannique. Bien au contraire !

Un dernier exemple. Parmi les contempteurs du ballon rond, il en est bon nombre qui aiment à fredonner « tous ensemble ! tous ensemble ! ouais ! ouais ! ». Ils méconnaissent que cet hymne des manifestations syndicales depuis 1995 provient en droite ligne des gradins du stade Vélodrome, antre du diable Olympique de Marseille.

graffiti art

Le football et la musique pop, c’est ce qu’il reste à la classe ouvrière quand toutes les autres organisations sensées la représenter l’ont dépouillée de ses rêves.

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Bonus vidéo : Julian Casablancas + The Voidz « Business Dog »

octobre 17

Le 17 octobre 1961, Zemmour et l’esprit de Vichy

Pour moi, ce 17 octobre 2014, comme je l’écrivais déjà en 2011, il n’y a qu’un événement dans l’actualité : malgré le communiqué du président Hollande en 2012, l’Etat français n’a toujours pas reconnu officiellement le crime commis il y a 53 ans jour pour jour. Ce jour-là, suite à la grande manifestation organisée par le Front de Libération nationale algérien (FLN), plusieurs centaines de travailleurs algériens ont été massacrés sciemment par les forces de l’ordre. On parle de 200 victimes. Ce qui est certain, c’est que quelque 11 000 Algériens, de tous âges et de tous sexes, seront raflés et parqués dans des conditions inhumaines pendant des jours, suite à la répression.

Massacre des Algériens à Paris

Je ne sais pas si c’est un détail, mais le grand organisateur de cette tuerie, le préfet de police de l’époque, avait pour nom Maurice Papon, fonctionnaire « exemplaire » et de triste mémoire. C’est peut être violent à entendre, mais des rafles du « Vél’ d’hiv » aux rafles de sans papiers organisés hier par les sinistres Hortefeux, Guéant puis Valls, en passant par le 17 octobre 1961, je trouve une sordide continuité. L’esprit de Vichy n’est pas mort.

Et le polémiste qui ne s’aimait pas, Eric Zemmour, nous le rappelle sans apprêts en déclarant, contre toute évidence, que Pétain aurait « sauvé des Juifs ». Les dernières recherches historiques montrent, au contraire, que Pétain et ses ministres ont devancé les demandes des Nazis. Le même Zemmour file sa cohérence révisionniste, qui a nié qu’il y ait eu massacre des Algériens à Paris en 1961.

C’est une conception bien étrange de la chose publique qui est mise en lumière au travers de ces drames. La puissance de l’Etat est utilisée non pour protéger chacun mais pour stigmatiser, au mieux, massacrer, au pire, les plus faibles, les plus isolés de nos concitoyens. Que l’on soit juif en 1941, Algérien en 1961 ou sans papier en 2011, on n’en reste pas moins une composante à part entière de ce beau pays qu’est la France. Or, l’Etat français en décide autrement sans aucune légitimité démocratique puisqu’aucun des gouvernements à l’œuvre à ces périodes n’a intégré à son programme politique et électoral le massacre ou la mise à l’index de pans entiers de la population française. A part, évidemment, le régime de Vichy mais celui-ci n’est pas arrivé au pouvoir par les urnes.

le statut des juifs

Oui, l’esprit de Vichy n’est pas mort. Hortefeux, Guéant et désormais Zemmour en sont les meilleurs exemples. Héritiers en droite ligne de ces fonctionnaires autant que de ces « journalistes » zélés qui massacrèrent – et justifièrent les massacres – les Algériens de Paris en 1961, ils s’en prennent aujourd’hui aux sans papiers et aux Roms, populations différentes, populations fragilisées s’il en est et par l’Etat lui-même qui plus est. Parce qu’elles ne seraient pas rentrées dans l’histoire peut être, elles non plus ? Jules Ferry, le colonialiste au nom des « Lumières », a une sacrée descendance.

Les Guéant, Hortefeux, Sarkozy et Zemmour sont cohérents en refusant de reconnaître le massacre du 17 octobre 1961. Assurément, ils doivent regretter que Chirac ait reconnu la responsabilité de l’Etat français dans la rafle du « Vél’ d’hiv ».

Je conclus, pour la part qui me revient : alors que les extrémistes de tous bords tentent de les jeter les uns contre les autres, les Juifs de France ont bien plus de points communs avec les Algériens de 1961 ou les musulmans d’aujourd’hui qu’on ne le croit. Ils sont tous victimes de l’esprit de Vichy.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

A lire aussi, le numéro spécial de l’Humanité de ce lundi 17 octobre 2011, avec une interview de Henri Malberg, aussi disponible en ligne.

Lire aussi l’article de Léo Carpentier sur le site du PG pays d’aix.

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Bonus vidéo : La Rumeur « Qui ça étonne encore ? »