janvier 8

Et si nous mettions le commun en mouvement?

L’année 2015 a été terrible, tout simplement. Elle a illustré, de manière tragique et politique, qu’une part notable des habitants de ce pays n’y trouve plus la place que la devise « liberté, égalité, fraternité » laisse pourtant supposer. Ce phénomène de dé-placement, que j’ai déjà évoqué, nécessite de repenser ce qu’est le contrat social, ce que nous mettons vraiment derrière le terme bien galvaudé de « république », ce qui constitue une politique de gauche. A titre personnel, je constate l’échec du Front de gauche. Nul besoin de repréciser ce qui a déjà été écrit fort bien par d’autres ou ce qui a déjà été écrit dans ces colonnes. Il faut, aujourd’hui, se projeter dans l’avenir et mettre le commun en mouvement.

un espoir pour les militants du PS

Les derniers mois – avec une accélération dans ses dernières semaines notamment sur la question de la déchéance de la nationalité – ramène au pari de la sincérité, évoqué dès l’été 2013. Oui, il existe encore des socialistes solidement ancrés à gauche et qui, faute de perspective crédible, font encore le choix de mener le combat dans leur organisation. Comme il est des écologistes qui assument que dans le « capitalisme vert », ce n’est pas la couleur qui pose problème. De la même manière, il est des militants présents ou passés du Front de gauche qui regrettent que la démarche de rassemblement qui a présidé à la création de cette force originale ait accouché, finalement, des pires querelles bizantines entre organisations que la gauche radicale puisse proposer. Enfin, surtout, il y a ces milliers d’acteurs du mouvement social, des organisations citoyennes, qui cherchent encore à ouvrir une perspective politique.

Ces personnes, ces regroupements militants, ces sensibilités, ces partis parfois ont bien plus en commun que les déclarations des uns et des autres ne le laissent à penser. Dans ce cadre, les appels à une candidature unique de l’autre gauche alternativement à celle de François Hollande constituent un premier pas positif. Même si les expériences récentes peuvent laisser dubitatif sur la possibilité qu’ils se concrétisent à la fin. Il est difficile de se départir d’un sentiment de malaise quand la plupart des personnalités qui appellent à cette candidature commune semblent laisser entendre qu’elles sont la seule à pouvoir l’incarner. Allons, faisons encore le pari de la sincérité.

Les bases politiques d'un rassemblement possible ont déjà été explorées.
Les bases politiques d’un rassemblement possible ont déjà été explorées.

La période politique oblige à prendre ce risque. De toute manière, avec ou sans candidature unique de la gauche alternative, la sensibilité progressiste – et j’inclue dans ce vocable François Hollande pour lequel je ne regrette toujours pas d’avoir voté et appelé à voter au second tour de la présidentielle 2012 – sera absente du scrutin de mai 2017. A quoi bon se casser la tête avec une candidature commune, rétorqueront d’aucuns. Il en est qui appellent à « enjamber la présidentielle ». Et pourquoi pas ? Je pense, tout de même, que la politique part du réel. Et notre réel commun c’est bien que la présidentielle peut constituer un formidable accélérateur pour les idées que nous portons ensemble.

Parce que, oui, il y a du commun entre des membres du parti socialiste et des militants du Parti de gauche, pour prendre ce qui constitue, de l’avis général, les deux bornes de ce rassemblement auquel j’aspire. Du refus de l’austérité à la 6e République, du combat contre la déchéance de la nationalité au droit de vote pour les immigrés, il y a des convergences fortes. Dès lors que chacun oublie ses intérêts boutiquiers. Mais, pour des raisons compréhensibles voire respectables, il est difficile aux boutiques de s’oublier elles-mêmes. C’est ainsi que va la gauche française, dont les icebergs en voie de fonte accélérée dérivent de plus en plus loin les uns des autres dans une mer réactionnaire dont le niveau augmente chaque année.

Mouvement commun

Dans ce contexte, et puisqu’il ne m’est pas demandé de renier mon engagement au sein du Parti communiste français, je me décide à mettre ce commun en mouvement. Je ne suis pas, c’est connu, un chaud partisan des mouvements citoyens. En revanche, tout ce qui permet aux acteurs du mouvement social, aux ignorés des appareils politiques, aux péquins… de bousculer les appareils politiques réduits au stade de reproducteurs d’élite me paraît utile. Parce que la politique ne s’arrête pas aux partis, loin s’en faut. A croire, même, que les partis sont devenus comme les élections : la pire des machines à dépolitiser. Et puis surtout, parce qu’il faut bien commencer à poser, dès aujourd’hui, les fondations de l’après…

Donc, comme il faudrait reconquérir le temps inter-électoral comme moment de politisation, je veux m’impliquer dans une démarche qui permette de repolitiser les débats. C’est donc pourquoi je rejoins le Mouvement commun.

Nathanaël Uhl

décembre 10

Le Front national, une dynamique politique assise sur un récit collectif

Le Front national est plus que jamais solidement ancré dans le paysage. Celles et ceux qui ont la mémoire courte peuvent évoquer le « choc » du premier tour des élections régionales mais la réalité est bien pire. La résistible montée du parti d’extrême-droite s’inscrit dans un temps long, scandé par le 6,4 millions de voix obtenus par Marine Le Pen au premier tour de l’élection présidentielle de 2012, la pole position du FN (24,86%) aux élections européennes de 2014 et, désormais, les 6 millions de voix et 27,3 % des suffrages exprimés lors du premier tour des régionales. Pour rappel, les candidats FN aux cantonales de mars 2015, s’étaient « contentés » de 5,1 millions de suffrages… La réalité des prix est que le nombre de régions que dirigera le FN dans quelques jours est totalement anecdotique. Pour ce parti, les régionales constituent une simple étape. Le fait qu’il se voit privé de présidences de région ne fera qu’alimenter son récit sur la collusion des « partis du système » pour « empêcher la démocratie de s’exprimer ».

Les scores du Front national depuis les élections régionales de 2004
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On peut certes gloser sur la relativité du score dans un scrutin marqué par l’abstention d’un électeur sur deux. Mais, il convient de se rappeler que l’abstention a reculé de trois points, ne faisant pas reculer le score du parti de Marine Le Pen, contrairement aux idées reçues. Par ailleurs, les médias ont annoncé, certains de manière complaisante d’autres de manière militante comme La Voix du Nord, la victoire du Front national. Cela n’a pas mobilisé les abstentionnistes. Ils savaient ce qui allait se produire, ils n’ont pas jugé utile de venir voter pour s’opposer à l’évidence. Quoi qu’il en soit, à quelques jours du second tour, le FN dispose de réserve de voix : outre les 400 000 votes qui se sont portés sur Marine Le Pen à la présidentielle, en admettant que les 6 millions d’autres soient strictement les mêmes, il bénéficie aussi d’une majorité des voix qui se sont portées sur les listes Debout la France, de Nicolas Dupont-Aignan, pour ne parler que de celles-ci.

La dynamique frontiste est particulièrement forte chez les jeunes, un électorat que l’on trouve aux avant-postes de tous les scrutins décisifs de ces vingt dernières années : Chirac en 1995, Sarkozy en 2007, Hollande en 2012. Les premières enquêtes confirment le basculement de la jeunesse dans le camp mariniste. Selon un sondage de l’Institut Ipsos, 35 % des 18-24 ans – un sur trois – ont fait part de leur intention de voter pour le Front national au premier tour de ces régionales. Un autre sondage, mené cette fois par Harris interactive, indique que 33 % des moins de 25 ans auraient succombé aux sirènes frontistes. Ces chiffres confortent ceux observés à l’occasion des européennes. A cette occasion, le parti de Marine Le Pen a obtenu 30 % des voix parmi les moins de 35 ans, soit 5 points de plus que son score moyen à l’échelle nationale, selon Ipsos-Steria.

nouveau visage du FN

Bien entendu, on peut encore, comme le fait Ouest-France, tenter de minorer par une abstention encore plus élevée chez les jeunes que parmi d’autres catégories de population. Mais là encore, l’alerte n’a pas fonctionné et les jeunes adultes ont, au mieux, laissé faire. A la fin, ces enquêtes convergent encore avec celle réalisée par l’IFOP en septembre 2014. Elle faisait apparaître que, avec des intentions qui oscillent entre 30 et 37% pour les 18/24 ans et entre 34 et 41% pour les 24/35 ans, c’est auprès des couches les plus jeunes que Marine Le Pen obtient ses meilleurs résultats. La permanence de ces résultats doit interroger sur la perception qu’ont les jeunes générations de la société française et de la place qui leur est réservée en son sein.

Parce que le cœur de la question posée par le vote Front national tient, selon nous, moins du déclassement social, qui caractérisait le vote d’extrême-droite dans les années 30, que du dé-placement. Ce dé-placement caractérise le sentiment qu’éprouve une partie grandissante de la population de ne plus avoir sa place dans le « modèle social » présenté par l’oligarchie néo-libérale ou sociale-libérale dans le troisième âge du capitalisme. Ce ressenti n’est pas celui d’une marginalisation. La marge fait partie intégrante de la feuille. Les électeurs du FN se considèrent comme placés hors de la feuille. Ils sont en état de dis-société. Ce dé-placement a d’abord une raison économique. Comme le relève Guillaume Liégeard, dans Regards, « en France, la violence de la crise touche prioritairement la jeunesse par un double mouvement : difficulté à entrer sur le marché du travail, explosion de la précarité des situations pour celles et ceux qui disposent d’un emploi. Face à une absence de perspectives, les plus jeunes se tournent, de plus en plus, vers des solutions autoritaires du type vote Front national ».

la jeunesse atout du FN

Mais ce dé-placement est aussi sociétal. Il témoigne d’un refus désormais assumé du triptyque « liberté, égalité, fraternité ». Le succès éditorial d’Eric Zemmour avec ses pamphlets vendus par centaines de milliers fait écho à ce sentiment de rejet d’une république qui n’assume plus les trois missions qu’elle proclame. Il y a aussi, comme conséquence et comme marque de ce dé-placement volontaire, le refus de tout ce qui a été proposé, par les partis principaux, comme « moderne » : l’euro et plus généralement l’Europe ; la réduction du temps de travail ; le mariage pour tous. Dans ce cadre, peu importe les propositions du Front national, ce qu’il ferait s’il était au pouvoir. Ce qui séduit ses électeurs, c’est d’abord le récit que porte Marine Le Pen, récit relayé avec précision par ses cadres.

Parce que cadres il y a au Front national. Ils sont d’origines diverses : de l’extrême-droite païenne et néo-nazie, de l’extrême-droite catholique intégriste, de la droite néo-conservatrice mais aussi de la gauche voire de l’extrême-gauche. Il y a là des tenants de l’ordre et de l’autorité et des adeptes du chaos régénérateur. Des sensibilités aussi diverses qu’historiquement antagonistes. Et, pourtant, aujourd’hui plus unies que jamais que ce soit en termes d’organisation ou en matière de projet. Marine Le Pen a réussi à réaliser ce que son père n’est jamais parvenu à atteindre : une unification de l’ensemble de l’extrême-droite amalgamée avec des ajouts nouveaux, le tout autour d’un projet dont la triangulation emprunte autant à la gauche (la récupération de la figure de Jaurès) qu’à la tradition maurassienne (Jeanne d’Arc). Le Pen père a toujours été confronté à la grogne des cathos tradis ou de ceux qui allaient devenir les Mégretistes. Avec Le Pen fille, ce temps est révolu. Même la Ligue du Sud du maire d’Orange, Bompard, doit reconnaître la suprématie du Front national nouvelle mouture.

Même Bruno Gollnish est rentré dans le rang
Même Bruno Gollnish est rentré dans le rang

L’unité est devenue réalité autour d’une promesse : l’accession au pouvoir. Plus le Front national se rapproche de la réalisation de cette promesse, plus l’unité de l’extrême-droite sera sans failles. Chaque victoire alimente la dynamique, génère de nouveaux ralliements, conforte le mot d’ordre de campagne de Marion Maréchal-Le Pen : « Nous sommes prêts ». L’extrême-droite est prête à accéder au pouvoir et qu’on ne s’y trompe pas, elle est prête à l’exercer. Le temps de l’amateurisme, période Vitrolles ou Toulon, est lui aussi révolu. Les cadres marinistes ont observé avec précision ces deux échecs et en ont tiré les conséquences pratiques. La preuve en est que le seul maire d’extrême-droite à oser les provocations outrancières qui furent la marque de la période 1995-2002 n’est pas membre du FN. C’est Robert Ménard à Béziers. Et le résultat se lit dans les urnes : dans une grande majorité de villes dirigées par le FN, le score du premier tour de la régionale 2015 est en hausse par rapport à ceux observés au premier tour des municipales 2014.

Silvère Chabot et Nathanaël Uhl

Additif

Pour comprendre ce qu’il se prépare :

Projection des résultats du premier tour des élections régionales dans les circonscriptions…

- La Gauche en tête dans 258,  - la Droite dans 154,  - le FN dans 139
– La Gauche en tête dans 258,
– la Droite dans 154,
– le FN dans 139

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Bonus vidéo : Tame Impala « Lucidity »

décembre 7

Régionales : ni honte, ni peur, ni gueule de bois

Rien ne sert de clamer « on vous avait prévenus ». Les résultats sont là, bruts. On peut prendre les choses par tous les bouts, le Front national est le grand vainqueur de l’élection régionale, bien aidé par un parti socialiste à la stratégie erratique. Au fond, peu importe qu’il remporte la présidence d’une, deux ou trois régions. Son installation dans le paysage politique est confirmée. Après sa percée aux municipales, l’élargissement de sa base aux élections européennes, le voici premier parti de France avec 29,5 % des suffrages. Il lui reste donc à parachever l’offensive. Si rien ne change, et il y a peu de chances pour que quoi que ce soit évolue, Marine Le Pen sera battue sur le fil par Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle, avec un score aux alentours de 49 %. Derrière, elle fera élire une centaine de députés et obtiendra donc 5 à 6 portefeuilles dans un gouvernement d’alliance entre droite et extrême-droite.

Résultats du premier tour

Dès dimanche soir, la chasse au responsable de cette situation est lancée. Chacun y va de son idée : les attentats, la presse, l’Europe, le PS, le PCF, le PG, EELV, les abstentionnistes évidemment… Tout pour que la faute ne nous incombe pas, collectivement et individuellement. Les sondages en direct que constituent les réseaux sociaux ont trouvé le bouc émissaire parfait : le parti socialiste. Haro sur Solférino. Ce n’est pas faux mais ce serait tellement simple d’en rester là…

La droitisation de la politique gouvernementale a contribué à ouvrir grandes les portes au Front national. C’est un fait. La pratique de résignation, après le fol espoir soulevé au sein de l’électorat de gauche, par le discours du Bourget, a fait pire que désespérer La Courneuve et Avignon, Aulnay et Hénin-Beaumont. Le choix de porter Manuel Valls à la tête du gouvernement après la dégelée des municipales a conforté une partie de la population dans le sentiment que le pouvoir ne l’écoute plus alimentant d’un côté l’abstention et, de l’autre, la colère. L’inflexion de la politique du duo Hollande-Valls dans le sens de plus de déréglementation, de moins de solidarité, d’un effort exigé des uns sans contrepartie a mué la colère en adhésion aux thèses du Front national. Cela est évident.

Dans cette situation, le front de gauche, dans son ensemble et en vrac, a répondu : guerres de leadership, confirmation de son incapacité à s’adresser à la classe ouvrière, repli sectaire petit bourgeois et gauchisme de salon pour une de ses composantes. Il a surtout brillé par son incapacité à sortir de l’entre-soi pour porter un nouveau récit collectif. Collectivement, le FDG a choisi de privilégier le combat Mélenchon-Laurent face à tout le reste. Cette guerre interne est tout ce que cette sensibilité, la mienne, été capable de proposer après notre échec partagé à Henin-Beaumont.

Dépouillement régionales

Chacun peut mesurer que le Front de gauche continue de foncer dans le mur avec une constance qui l’honore. Ses militants se déchirent à belles dents entre partisans d’une union avec le PS au second tour et ceux qui la refusent avec tout autant de véhémence. Comme si le choix nous était laissé. Comme si nous pouvions avoir prise sur les événements alors que nous sommes cantonnés au rôle de commentateur depuis, au bas mot, juin 2013. Les rodomontades n’y changent rien, le Front de gauche poursuit sa lente et résistible érosion. Ses figures ont beau matraquer le parti socialiste pour tenter de s’en démarquer, il est aspiré par le déclin de celui qui, aux yeux de 95 % des citoyens, incarne encore et toujours, malgré tout voire malgré lui-même, la gauche dans ce pays : le PS.

C’est ainsi. Et tant que le Front de gauche refusera d’admettre qu’il appartient, par ses racines, par l’itinéraire militant de bien de ses membres, par son histoire, à une même famille politique que le PS, cet agglomérat politique sans stratégie ni programme communs sera condamné à jouer les utilités. Il est déjà disqualifié dans cinq régions, où il ne siégera plus.

Maintenant que le tableau est brossé, que faire ? Il n’y a de solutions que sur le long terme. Et, ça tombe bien, c’est le rôle de la politique que de travailler sur le long terme. Encore faudrait-il se le rappeler, plutôt que de céder aux impératifs des majors de l’infotainment. A mon sens, comme je l’ai déjà écrit il y a plus de deux ans de cela, il faut en revenir à l’unité de la gauche, à l’unité du peuple, comme outil politique principal. Il ne s’agit ni d’un « ralliement au PS », encore moins une esquisse de resucée de la « gauche plurielle ». Il s’agit de donner la priorité au rassemblement sur des bases politiques ; d’oser une démarche qui prenne au mot les militants de la gauche du Parti socialiste, d’Europe Ecologie-Les Verts et, au-delà, les centaines de milliers de citoyens et de citoyennes de ce pays qui se reconnaissent dans leurs discours. Cela ne peut passer que par un préalable : en finir avec les préalables. Au demeurant, une démarche de cette nature est déjà en passe d’émerger, c’est le Mouvement commun. Elle est d’autant plus vitale que Manuel Valls lui même est en passe de procéder à la mise à mort du PS.

Laurent, Cosse, Bartolone

Il y a aussi le programme. Pour l’Association culturelle Joseph-Jacquemotte, j’ai déjà esquissé les grandes lignes de ce qui pourrait constituer le cœur et la méthode d’un projet socialiste, au sens propre du terme. Il repose sur une réflexion renouvelée quant à la propriété collective des moyens de production, intégrant la dimension de la propriété intellectuelle ; sur l’éducation populaire politique comme méthode ; sur une vision proprement européenne et, je dirai, euroméditerranéenne. Ce projet ne pourra pas prendre de sens que s’il commence, déjà, à se traduire concrètement par un retour du politique dans les quartiers qui en ont le plus besoin : les quartiers populaires.

Bien sûr, tout cela prendra du temps et n’empêchera certainement pas la victoire politique du Front national en 2017. On peut le regretter. Pour la part qui me revient, dans l’immédiat et en cohérence avec ce que je viens d’écrire, je vais voter pour la liste de gauche conduite par Claude Bartolone et je vous invite à en faire autant.

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Bonus vidéo : Future of The Left « Throwing Bricks At Trains »