Je ne peux en juger aux quelques commentaires que j’ai sur ce blog ou via mes tweets, mais je suis bien certain que certains d’entre-vous sont parfois choqués de mon ton un brin virulent, voire un poil violent. Sachez que je l’assume. Cette violence n’est que le reflet de la « haine qui m’incarne », comme le chante si bien Sexy Sushi (chopez donc le titre en free download ci-dessous). Ou, plus précisément, de la colère qui m’habite.

Ceux qui me connaissent In Real Life, comme il est convenu de le dire à l’heure du web 2.0, savent que je suis une sorte d’éponge à émotions, que je vis par l’empathie. Aussi, je peux réagir très vivement aux événements.

Et, à regarder le monde tel qu’il va, comment ne pas ressentir au quotidien une saine colère ? Colère quand le gouvernement sacrifie, au travers des retraites hier, le premier pan de notre système solidaire de protection sociale aux géants de la finances et aux fonds de pension. Demain, ce sera la Sécurité sociale toute entière.

Colère face au démantèlement des services publics, derniers remparts contre l’exclusion pour trop d’entre nous.

Colère face à la traque organisée contre les immigrés dits « sans papiers ».

Colère quand, en Irlande, le Fonds Monétaire International fait baisser de plus d’un euro le salaire minimum horaire…

Colère quand les « forces de l’ordre », ou plutôt les forces coloniales, tuent impunément un manifestant.

Colère quand je vois le sort que la droite et la social-démocratie réservent, avec l’appui de la Banque Centrale Européenne, du FMI et de l’Union européenne, aux Grecs.

Voilà… Parfois, j’en pleure. Parfois, j’ai envie de casser la table plutôt que de la renverser. Parfois, me vient l’envie de mettre un coup de poing dans les murs. Et puis, je me reprends. Mais ces émotions doivent sortir, alors je les couche sur papier ou sur la toile. Si cela ne vous agrée pas, sachez que je ne changerai pas.

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Pour savourer ce post, écoutez Sexy Sushi « Toute la Haine qui m’incarne »