Reprise de mon édito hebdomadaire sur Médiavox

C’est donc le temps des chiens, ces animaux qui évoluent en meute et que nous croyons, bien souvent à tort, les amis de l’humanité.

Manif de la honte

Il y a, d’abord, les bergers allemands, race tellement consanguine qu’elle accumule les déformations et devient proprement débile. Ils ont aboyé dimanche, dans les rues de Paris, leur haine crasse contre les droits les plus élémentaires du genre humain. Ils avaient le poil pelé et la bave aux lèvres, se servant de leurs chiots comme bouclier.

Il y a encore les chihuahuas, ces chiens d’agrément pour bonne famille, dorlotés si bien qu’ils ne savent plus manger par eux-mêmes. Ils ont jappé, de manière ridicule, déployant des anathèmes qui les dépassent et salissant des mots forts comme celui d’antisémitisme. Une tape sur le museau et les voilà rentrés à la niche, la rancœur toujours au bord des lèvres mais contraints à un salutaire silence.

Jean Quatremer dans les bras de la finance

Il y a eu les labradors dont la lignée aussi est marquée par des mélanges que la nature sanctionne immédiatement par des malformations et l’altération du caractère. Ils ont mordu aux mollets avec leurs dents gâtées pour tenter de conserver un petit os électoral rongé par les trahisons et les renoncements.

Ces labradors se bouffent désormais entre eux. Et ce combat de chiens ne donne guère d’espérance quant à la survie de l’espèce. Ces chiens de gouvernement, chaudement logés rue de Solférino, ne tiendront pas l’été avant qu’un nouveau chef de meute ne prenne la place.

Nicolas Sarkozy

Il y a enfin la meute des rottweilers hurlant à l’unisson pour que la règle de vie de tous les chiens ne s’applique pas à leur chef, étonnamment un petit teckel à poil ras et à l’aboiement suraigu. Les mêmes qui ont envahi Paris, le dimanche déjà évoqué, n’entendent plus obéir à la loi. Ils vouent aux gémonies l’arbitre de la règle commune et tentent de le déchirer à belles dents.

Ces chiens de différentes races se reconnaissent entre eux, poursuivent le même objectif. Leurs aboiements ont pour but d’apeurer le peuple, de le détourner de ses propres intérêts. Ce sont des chiens redevenus à leur état sauvage, se nourrissant des poubelles, se vautrant dans les déchets. Ils puent. Leur pelage est sale et gras, infesté de parasite. Ce sont les mêmes chiens abandonnés auxquels on donne la chasse dans les rues des grandes villes russes.

C'est le temps des chiens

Leurs glapissements sordides entretiennent un climat délétère. Leurs dents émoussées rayent, mal, le parquet de leur maître. Car ils ont tous le même : un gras oligarque qui se repaît du spectacle de la misère canine comme de la misère humaine.

C’est le temps des chiens.

Nathanaël Uhl

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Bonus vidéo : Dog Eat Dog « Who’s The King »