A David Reveillault, forcément

 

J’ai découvert le compositeur russe Alexandre Vassilievitch Mossolov en visitant la très complète exposition Lénine, Staline et la Musique à la Cité de la musique, en 2011. Pour l’amateur de musique industrielle que je suis, écouter Mossolov a été un choc. Test Department et autre Eïnstürzende Neubauten n’ont donc rien inventé.

Classé constructiviste, Mossolov, engagé dans le processus révolutionnaire soviétique, a contribué à bouleverser la musique de son temps, y inscrivant des thèmes mécaniques, proches des « boucles » chères aux compositeurs de musique électronique actuels.

Les Fonderies d’acier est une pièce que je trouve extrêmement visuelle et chargée d’émotion. Elle met en lambeaux les canons de la musique classique pour ouvrir de nouvelles approches, tentant de se mette aussi à la portée de ceux qui produisent l’acier. Elle est une des contributions du compositeur à l’effort d’industrialisation de la jeune Union soviétique.

Pas étonnant que Mossolov ait fini mis à l’écart par Staline.

Alexandre V. Mossolove – Les Fonderies d’Acier op. 19 du ballet L’Acier by Nathanael Uhl