Ce que l’amitié ne me contraindra pas à faire. Je me suis encrassé les esgourdes à chroniquer le – pas si mauvais que ça – dernier album de The Mission pour un vieux complice. On ne tire pas sur les ambulances mais la tentation était grande. Il me faut donc procéder à une mise à jour de mes oreilles d’urgence, d’autant que même Britney me trahit. Heureusement, ce jour voit la sortie de AM le tant attendu dernier opus d’Arctic Monkeys, dont j’ai déjà eu l’occasion d’écrire tout le bien que j’en pense.

Arctic Monkeys Do I Wanna Know

En attendant la chronique de le album de cette rentrée, petit teaser pour me permettre de renouer avec ce Manic Monday, gentiment pompé sur Mes Petites Fables Angelina. Donc, ce sera Do I Wanna Know ? qui vaut mieux – tellement mieux – qu’un insert de 10 secondes dans les scènes dramatisées des Chtis à Hollywood.

Un putain de riff de gratte lancinant et lourd tournée en boucle par un Jamie Cook qui nous la joue cocotte-minute sous pression. Le chant supplique d’Alex Turner soutenu par des chœurs échappés de Queen Of The Stone Age (Josh Holmes n’est pas loin). Y a encore et toujours cette batterie métronome qui porte le tout avec une précision de malade. Et cette émotion qui me tord le bide.

Sheffield la nuit

Des histoires de relations ratées, de baiser interrompu on ne saura jamais trop pourquoi, de murs humides de briques jaunes sur lesquels ont se rétame la gueule en titubant en sortant du pub. Peut être pour ça que le baiser n’a pas été jusqu’au bout, d’ailleurs, en y repensant bien.

Bref, Arctic Monkeys déchire encore tout et surtout les nuages bas d’un Sheffield évoluant en 3e division anglaise. Et moi, je vais finir par demander l’asile culturel en Grande-Bretagne !