Par François Miranda

Enrico Macias tout le monde connait. L’amateur averti de musique arabo-andalouse, gendre et disciple de tonton Raymond, le chanteur de varietoche, l’acteur très très moyen, le sympathisant UMP (en ce moment à la fête).

Fin 1999 – début 2000,  il a sorti un album qui m’a vu me rendre dans une grande surface qui vend des disques pour l’acheter. C’était un peu spécial je l’avoue. Après avoir cherché tout seul comme un grand au rayon électro, je fus donc obligé de me rapprocher d’un vendeur :

– Bonjour, auriez vous enrico expérience ?
– C’est de qui ?
– Euh, (baissant la voix), enrico macias.
– ENRICO MACIAS, voyez au rayon variétés françaises, en face.
– Vous êtes sur, c’est un disque d’electro ?
– Oui, oui bien sur, en face.

Toute honte bue, je me suis donc rendu au dit rayon dans lequel j’ai fini par trouver le cd recherché.

Ça valait vraiment le coup, les remix à partir de bandes live étaient impressionnants, les chansons, le choix s’était naturellement porté sur les plus orientales, prenant une dimension incroyable en étant remixées par Bill Laswell, Pitz, grand popo football club entre autres. Enrico en personne accompagna le projet en retravaillant certaines parties de chant ou de guitare.

Plus tard lors d’une fête de famille à laquelle Enrico avait musicalement sa place. Ma fille la plus jeune me fit remarquer que la version jouée était mauvaise, différente de ce qu’elle avait l’habitude d’entendre, moins bien. J’avais au moins réussi ça !

Du coup ma belle mère m’a demandé de lui faire une copie de cette version qu’elle ne connaissait pas, faisant ainsi du lien. Je m’exécutais. Un certain temps après lui avoir offert le cd, voyant qu’elle n’abordait pas le sujet je pris l’initiative :

– Alors ça vous a plu le disque d’Enrico que je vous ai gravé ?
– Oui, oui, c’est pas mal, mais dites moi, vous êtes sur que vous l’avez gravé à la bonne vitesse ?