« Le Monde de demain / Quoi qu’il advienne nous appartient / La puissance est dans nos mains »
Suprême NTM « Le Monde de demain »

Ce n’est pas évident de reprendre le clavier après quelques jours de repos, pour ce qui concerne Le Cri du peuple à tout le moins ; je me suis concentré ces derniers jours sur mon ouvrage en cours à propos de la Commune de Paris. J’étais assez content de ma petite carte de vœux jusqu’à ce que le camarade et néanmoins comparse d’échanges Ould C me fasse une remarque à la limite de l’acerbe : « J’ai vraiment cru que tu t’étais fendu d’un beau billet en ce 1er jour de 2012 !!! ». Bon… Je vais donc tâcher de contenter un de mes lecteurs les plus réguliers.

Mais ce n’est guère évident de bloguer en ces premiers jours de nouvelle année. Que dire ? Faire un retour sur l’an passé ? Pour ce qui est du passé, je préfère me concentrer sur l’histoire. Pour cabot que je sois, je n’ai guère envie de m’étendre sur 2011. Ce fut une année.

Je pourrais vous parler de mes (veux) pour 2012, je l’ai déjà fait, en très bref je vous l’accorde. Mais j’ai la faiblesse de considérer que tout y est : si l’on (vœux) quelque chose, autant se servir sans attendre les autorisations. Le bonheur auquel nous aspirons tout un chacun ne viendra pas sans que nous n’allions l’arracher d’une main ferme et déterminée. Ne croyant point en Dieu, j’ai passé aussi l’âge d’attendre poliment et patiemment que d’aucuns remplissent mes chaussons des cadeaux que j’attends de la vie. Soit dit en passant, le plus beau de ces cadeaux, je le tiens caché. Sachez juste qu’Elle est là qui rend ma vie belle à chaque instant qui passe.

Alors quoi ? Vous parler de mes rêves ? Ils restent encore à conquérir, eux aussi. Et d’autres que moi les ont déjà joliment formulés, comme l’ami Simon Ulrich que j’ai déjà mentionné ici.

Jeunesses communistes

Je me trouve donc un peu dépourvu pour trousser un bon papier qui donne à voir mes aspirations pour l’an qui s’ouvre. Parce qu’en fait, mes aspirations individuelles ne regardent au final que moi même. Je gage que peu vous chaut de savoir si j’espère avoir une augmentation ou si je vais parvenir à trouver A l’assaut du ciel de Jacques Duclos (quoique, sur ce dernier point, vous avez le droit de me faire des propositions).

Quant aux aspirations collectives… Ai-je besoin – vraiment – de vous rappeler que je suis engagé dans la bataille politique, dans le cadre du Front de Gauche, et que, à ce titre, je considère que le mieux pour le peuple reste la victoire des idées que je porte, avec bon nombre de mes camarades, tant à la présidentielle qu’aux législatives ? Je suis convaincu de ce fait. J’imagine que, si vous venez ici, c’est que cette perspective ne vous heurte pas. Sachant que je vais avoir bien des occasions de réécrire à ce sujet, pourquoi me lancer dans un long laïus en cette période d’après-trève des confiseurs ?

Alors, en fait, je vais reprendre mes (veux), ou tout au moins leur philosophie. Plus le temps passe, plus je vieillis, plus je mets du noir dans mon rouge. Mon cheminement personnel, plus philosophique que politique d’ailleurs, m’a amené à reconsidérer le rapport entre l’individu et le collectif pour en arriver à considérer ce dernier, enfin, comme le produit volontaire de l’adhésion d’individus dans des circonstances données. Cela signifie que la notion de classe sociale ne me paraît plus une donnée « naturelle » mais le produit d’un processus culturelle. On n’appartient pas à une classe sociale, on en devient membre. Vous voyez le topo. Du coup, cela accroît la dimension de responsabilité individuelle, responsabilité que chacun a envers les autres. Aussi, si vous aspirez au meilleur pour vous comme pour autrui, il en va de vos actes pour que ce meilleur advienne. Je ne signifiai pas autre chose avec ma modeste « carte de (veux) ».

Le communisme reste la jeunesse du monde

Alors, à présent, je ne rêve finalement que d’une chose : que les aspirations de celles et ceux qui composent le peuple, qui ont conscience et fierté d’appartenir à la classe ouvrière, se traduisent en actes concrets. Que leurs forces s’unissent pour débarrasser notre beau pays des parasites qui le gouvernent actuellement comme des invertébrés qui aspirent à les remplacer. Et même pas pour nous élire : j’ai confiance que l’espèce humaine sera bientôt assez outillée pour prendre son destin en main. Avec le Front de Gauche, nous n’aspirons qu’à cela. Si vous nous élisez, nous démissionnerons pour que vous décidiez enfin !

Ah tiens… J’avais espéré ne pas faire de politique.

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Bonus vidéo : Rouge « Réveillez-Vous (Keny Arkana cover) »