Il y a les amateurs et il y a les pros. Définitivement, le député fictif fait partie des pros. Il a choisi ce jeudi 20 décembre pour annoncer sa candidature à la mairie de Montreuil en 2014. Ce n’était pas un secret pour moi, je l’annonçais dans ces colonnes dès après la fête de l’Humanité où nous nous étions rencontrés. Petit pépère a donc choisi un jour de conseil municipal pour se déclarer aux prochaines municipales ; pas mal. Surtout pour quelqu’un qui n’y met jamais les pieds. Je sais, de source sûre, qu’il a en fait choisi ce jour parce que c’est celui qui me voit publier la Chronique montreuilloise. Le communicant Hammadi sait y faire pour que ce non-événement ait le plus de retentissement possible.

Le cadeau du député fictif à l'amère, sans laquelle il n'aurait jamais été élu
Le cadeau du député fictif à l’amère, sans laquelle il n’aurait jamais été élu

Ce n’est pas du mépris de ma part de considérer cette annonce comme le futur pssccchhhiitttt politique de l’année 2013. Qu’attendre de sérieux de la part de monsieur 13 % aux municipales à Orly en 2008 ? Qu’attendre de sérieux de la part de celui qui n’a même pas réussi à faire élire son poulain au secrétariat de section du parti dit « sérieux », se faisant damer le pion par la sous-ministre aux emails Fleur Pellerin ? Qu’attendre de sérieux de quelqu’un qui dit voter contre le TSCG pour mieux voter la « règle d’or » trois jours plus tard ? A défaut, ce pied nickelé de la politique continuera à me (nous ?) faire gondoler de rires pendant encore quelques mois.

Evidemment, cette pitrerie ne fait que conforter une chose : les socialistes sérieux sont à chercher du côté de la bande à Mouna Viprey, les seuls de cette famille à se positionner sur les sujets qui concernent les Montreuilloises et les Montreuillois. Quand ils se présenteront officiellement aux élections, ce sera un adversaire sérieux pour l’amère, avec du lourd dans les dossiers et le passif.

L'amère, Tuaillon et Miranda.
L’amère, Tuaillon et Miranda.

Côté passif, justement, la rouquemoutte a encore alourdi le sien en prétendant en déterrer un au Méliès. Celle qui avait pris parti (qui ne dit mot consent) pour MK 2 quand le groupe de Marin Karmitz attaquait le cinéma municipal et sa tarification sociale a donc remis le couvert pour la 3e ou 4e fois, à la fin on ne sait plus. N’ayant pas réussi à flinguer ce cinéma service public, elle a tenté de dézinguer son directeur lors du Festival de Cannes. L’opération a piteusement raté. Du coup, bis repetita en ce mois de décembre avec une histoire de double billetterie. Il y aurait plainte. On attend avec impatience de voir quelle suite la justice donnera à cette affaire, si affaire il y a. A moins que, comme dans d’autres dossiers, le coup de comm’ finisse dans la poubelle des huissiers d’un tribunal amer de se faire utiliser comme outil de règlement de comptes entre divas.

En tous cas, la rouquine aura réussi deux choses : flinguer l’association Renc’Art au Méliès et discréditer son propre service public. L’association devait fêter ses dix ans. Elle a averti par courrier simple, que je me suis procuré, de l’annulation de la soirée.

Le courrier de l'amère à l'association Renc'Art au Méliès

 

Visiblement quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage. Pas assez aux ordres Renc’Art ? Nous en saurons plus dimanche dans la Radio du peuple dans laquelle je recevrai François Miranda pour en parler. Exit aussi l’avant-première d’un long métrage. Qu’importe si elle était annoncée partout. De toutes façons, le programme du cinéma municipal doit encore figurer sur le bureau d’un obscur zélateur du cabinet en attente de l’imprimatur d’oncle Joe… oups, pardon ! de la rouquemoutte.

le méliès pris en otage

N’en reste pas moins que, une fois de plus une fois de trop, l’amère tente de jeter en pâture ses propres agents communaux. C’est une manie qui ne fait plus rire personne. Les agents de la fonction publique territoriale ne sont pas des pions dans des guéguerres politiciennes, l’amère. Ce sont des femmes et des hommes qui aiment leur travail, qui ont envie d’assumer des missions de services publics, qui ne comptent pas les heures passées au boulot pour un traitement que la décence m’interdit de qualifier tellement il est bas. Je me souviens, l’amère, que t’exprimant devant les agents municipaux de Montreuil juste après ton élection, tu avais eu ce mot : « J’ai un point commun avec le précédent attributaire de la charge de maire, j’ai du caractère ». Nous avions été peu à relever la signification de ta phrase. Maintenant, 2 500 agents savent exactement ce que tu voulais dire. Tu as confondu « avoir du caractère » avec « être caractériel ».

Du coup, vous vous complétez bien tous les deux : blanc bonnet et bonnet blanc. D’ailleurs, l’un comme l’autre prenez encore les agents territoriaux en otage de votre triste spectacle. Ah oui… Je m’échauffe, je suis moins drôle aujourd’hui. C’est que la politique devrait être ce qui relève de la vie de la cité, de l’intérêt général, de la citoyenneté. Las, l’amère, tu n’es plus drôle. Ta méchanceté, ta vilénie, tes petites mesquineries ne font plus rire personne. C’est quoi ce truc de ne pas même mettre des gobelets et de l’eau à disposition des membres de la commission électorale, sous prétexte qu’elle est présidée par un élu que tu détestes ? Avoue que c’est petit et minable puisque le mot est à la mode.

Elle est belle elle est mignonne c'est une bien gentille personne

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Bonus vidéo : The Smiths « Unhappy Birthday »

Extrait : 

‘Cause you’re evil 
And you lie 
And if you should die 
I may feel slightly sad 
(But I won’t cry)