Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, un nouveau blog est né. Il s’agit de Grey Britain, dans lequel Silvère Chabot décrypte l’actualité politique de Grande-Bretagne, après les élections générales du 7 mai dernier. J’ai le plaisir de l’y aider. Voici le premier article que nous avons co-écrit.

Depuis le référendum sur l’indépendance écossaise, le Scottish National Party (SNP) attire tous les regards. Et son raz-de-marée aux dernières élections générales a fini de faire émerger sur la scène internationale ce vieux parti, autrefois classé au centre droit, positionnement relativement proche du Parti nationaliste basque. Les progressistes, singulièrement, se prennent d’affection pour le SNP et sa charismatique leader Nicola Sturgeon. Ses deux parlementaires européens siègent d’ailleurs au sein du groupe Verts/Alliance libre européenne. Mais qu’en est-il réellement ?

D’abord, quelques faits. Plus de 115.000 adhérents, 64 députés à la chambre en Ecosse, 56 élus sur 59 au Parlement britannique, 400 élus locaux, 2 % de la population membres du parti. Des chiffres qui laissent rêveur.

La cheffe du SNP indique la sortie au patron du Labour Miliband.

Pour autant, la comparaison avec d’autres courants politiques est à user avec prudence. Le SNP n’est pas plus Syriza que Podemos. Son orientation est revendiquée comme plutôt sociale démocrate, ce qui peut être considéré comme un progrès relatif de la part d’une structure qui évoluait plus au centre il y a quelques décennies. […]

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