Depuis ce jour fatidique de mars 2008, qui a vu l’alliance de la carpe écolo et des lapins ex socialos prendre la mairie de Montreuil, je me pose la question : la municipalité verte est-elle le laboratoire par l’exemple de ce qu’est une gestion Europe Ecologie-Les Verts à l’échelle de la ville ? C’est bien difficile à vérifier tant les zécolos, au niveau national, n’ont pas l’air de mettre en exergue la politique de l’amère. D’un autre côté, c’est peut être rassurant tant les décisions de l’ex sénatrice-maire sont empreintes d’une jolie couleur de droite. La question de l’action sociale, singulièrement en matière de personnelle, est révélatrice en la matière.

Elle se voile la face

Je défends que la gauche est du côté des solidarités collectives, c’est même le cœur de ce qui constitue la gauche. Solidarité collective passant par la responsabilité et l’implication individuelle pour parvenir à l’émancipation de chacun. La droite privilégie pour sa part la charité et l’individualisation de l’aide, pour maintenir chacun dans son coin. Jusque là, rien de neuf, n’est-ce pas ? En quoi ce petit rappel aurait-il un rapport avec notre très chère amère (et je ne parle pas de ses indemnités) ?

Il suffit de se replonger dans ses dernières décisions en matière d’action sociale pour le personnel communal. Vous avez suivi que Poil de carotte a une rancune particulière contre la CGT et qu’elle utilise le Comité des œuvres sociales du personnel dans sa vindicte personnelle contre le syndicat que le personnel a eu le culot de choisir comme son organisation représentative à plus de 60 %.

L'amère étrangle le personnel communal réduit à la mendicité

En premier lieu, le budget effectif du COS va baisser de 50 %. La municipalité entend faire payer par cette association loi 1901, en violation complète de la loi donc, le financement d’un certain nombre de politiques à destination des agents. Le détail vous en est donné dans le tract de la CGT des communaux Montreuil que vous trouverez à la fin de cet article.

Tout aussi révélateur demeure les choix opérés en matière de restauration des agents. Jusqu’à présent, les agents communaux allaient manger chez Monoprix, restaurant avec lequel la municipalité avait passé convention. Les termes de ladite permettaient aux agents aux rémunérations les plus basses de bénéficier d’un vrai repas avec entrée, plat et dessert sans participation de leur part. Pour beaucoup, c’était le seul vrai repas équilibré de la journée. Un vrai geste social.

Voynet est une soixante-huitarde
Fidèle aux idéaux de mai 68 l'amère Voynet

Désormais, ce sera tickets restaurant pour tous. Avec un titre de façade de combien ? La « subvention » municipale passant de 6,66€ à 3€ par jour et par repas, cela doit être un ticket resto de 6 euros, genre. Avec ça, un soda et un kebab c’est tout ce qu’on peut se payer sans en rajouter de sa poche. Vous avez dit « progrès social » ? Seuls les cadres de catégorie A, et encore s’ils n’ont pas trop d’enfants à charge ou si ce sont des contractuels au traitement revalorisé individuellement, pourront continuer à profiter d’un repas digne de ce nom.

Voilà donc, par l’exemple à défaut de « par le menu », la réalité de la politique sociale de l’amère. Qu’en aurait-il été si, en plus, elle avait du, comme l’a suggéré son inénarrable Cuffini, aller pointer au CCAS ?

Téléchargez le tract du syndicat CGT des communaux de Montreuil.

Hold-up sur la politique sociale : La maire de Montreuil décide d’enterrer notre COS

————————————–

Bonus vidéo : Bleeding Pigs « Il n’y a plus rien » courtesy of Askatom