Par François Miranda

Daniel Darc est mort. Lorsque la nouvelle est tombée j’étais en réunion : Daniel Darc est mort. Ça m’a fait bizarre.

Je l’avais croisé dans le métro il y a un an. Il m’avait fait peur tant il semblait à bout physiquement, au delà, mu par une volonté d’avancer coute que coute. On aurait dit son grand père.

Bien sur des albums solos dont Crève-cœur en 2004.

Daniel Darc

Mais surtout Taxi Girl.

Pas forcément Chercher le garçon bien que ce soit ce qui vienne immédiatement à l’esprit.

Mais une époque, un décalage dans les années 80 avec marquis de Sade les deux en  figure de proue.

Mais un moment aussi. Un concert de Taxi Girl organisé par la RATP à la station de RER Nation. Des jeunes gens modernes, des punks debout sur les machines à valider, en train de danser au milieu des usagers qui passaient, venus pour éviter le tube druckerisé.  Un groupe qui envoie Seppuku, album vénéneux. À la limite de l’équilibre. De la chute. Des couleurs, noir surtout. Ma chemise, une kamikaze de chez Johnson.

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Le soir je rencontrais Nathalie.