Par François Miranda

 

Finalement. Après plus d’un an de sorties repoussées, après plus de 7 années depuis le dernier album, Waiting For The Sirens Call, le mini album que j’attendais le plus est sorti. A peine un concert que j’ai dû manquer à la Fête de l’Humanité pour tenir. De Lost Sirens, on connaissait le visuel, les titres mais pas l’essentiel : les morceaux.

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À la première écoute, on se dit « oui, c’est du New Order », du vrai avec une basse, ça fait du bien. Jusqu’au cinquième morceau, Hellbent. Et là on change de niveau, on comprend la nécessité de la sortie. C’est plus que la moitié du précédent, c’est l’ébauche d’un nouveau. La voix – Barney chante tellement bien -, la basse – Peter continue avec The Light, c’est top mais arrête de faire l’andouille rentre à la maison -, la batterie – Stephen le robot batteur humain -, les nappes de synthé, qui sont top jouées par euh, c’est pas grave, comme les guitares qui sont belles. Tout y est. On est de retour de voyage, à la maison (message pour Peter).

Shake It Up arrive ensuite. C’est – comment dire ? – un morceau qui… qui devrait s’écouter avant un conseil municipal à Montreuil. J’essaierai. Mais je peux déjà vous dire que même une bande de zouaves comme celle qui compose la majorité municipale ne peut plus vous atteindre. À faire rembourser par la sécurité sociale. C’est une sorte de médecine magique, qui vous entraine loin, au pays de New Order.

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Certains pourraient dire que ce dixième album serait formidable pour n’importe quel groupe, mais que pour du New Order, c’est le niveau moyen. Pour moi, la clé d’entrée par la cinquième chanson, une fois trouvée, fait que, depuis que j’y ai posé une oreille, je l’écoute en boucle.

Quelques petites infidélités, mais seulement avec Orties (dont nous vous reparlerons bientôt avec M. Nathanaël), mais c’est tout. I’ve Got A Feeling, plus du coté de Barney avec guitares lourdes, prémices de Bad Lieutenant ; un morceau pour l’anniversaire d’Arthur Fontel. I Told You So, reprise du précédent amplifiée ; puis on boucle avec I’ll Stay With You que l’on entend maintenant, une chanson qui donne la chair de poule. L’envoutement fonctionne. On est captifs. Restent Sugarcane, pur plaisir dance, même des semelles de plomb n’y résistent pas, et je crains même d’avoir chantonné dans le métro étant donné les regards de mes voisins, à proscrire aux heures de pointe, ou pas pour avoir de la place ; Recoil, une ballade pour se remettre ; Californian Grass et c’est le retour de Power, Corruption and Lies et le tribute to Kraftwerk. Et on repart.

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Cet album, c’est une sorte de condensé, d’essence de New Order. Substance, mais avec des nouveau morceaux. C’est là que se mesure qu’un groupe, même après ou peut être à cause de Joy Division, c’est l’alchimie entre tous ses membres. Alors s’il vous plait messieurs-dame, arrêtez de faire comme si un soufflé pouvait monter sans blancs d’œufs bien battus. C’est pas pour vous, c’est pour nous. Si vous faites un effort je serai gentil avec l’amère, enfin peut être pas quand même mais avec son cabinet c’est sur.

The Lost Sirens track list:
1. I’ll Stay With You
2. Sugarcane
3. Recoil
4. Californian Grass
5. Hellbent
6. Shake It Up
7. I’ve Got A Feeling
8. I Told You So

 

Le site de New Order est visible ici.

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Bonus vidéo : New Order « Hellbent »